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  • Présentation des visites à la demie-journée

    Saint-Denis, une ville unie malgré les fractures spatiales et les inégalités sociales
     
    Marion Tillous
    Langue d’usage : Français et anglais


    La ville de Saint-Denis, dont le centre historique se situe à 10 km de la Cathédrale de Notre-Dame, a été, dès sa fondation, considérée par Paris comme un territoire de servitudes. Avec une certaine gloire au début, puisque c’est dans sa Basilique que sont inhumé·es la presque totalité des Rois et Reines de France ; ce qui lui a valu d’être reliée à Paris par l’avenue magistrale que constituait la « Voie Royale ». Mais avec l’industrialisation du XIXe siècle et l’ouverture du canal au cours des années 1820, la ville-étape du commerce depuis le Nord de la France vers Paris voit peu à peu ses espaces agricoles se couvrir d’usines. Les inégalités se creusent au sein de sa population, puisque les ouvrier·es nouvellement arrivé·es côtoient les jeunes filles aisées de la Maison d’Éducation de la Légion d’Honneur créée par Napoléon Bonaparte. La construction des autoroutes au cours du XXe siècle renforcent la fracturation du territoire, d’autant qu’elles tranchent à vif dans le tissu résidentiel ouvrier. L’implantation du Stade de France, et, à l’horizon 2024, des infrastructures liées aux Jeux Olympiques s’inscrivent également dans cette dynamique. Malgré tout, Saint-Denis est une ville possédant une identité forte et qui parvient à conserver une unité : ce dont nous essaierons de rendre compte au cours de cette visite de terrain
              © Photo St Denis, Marion Tillous, 2019



    Le Bois de Boulogne et ses marges : la chasse gardée des classes dominantes ?
    Une excursion pour analyser les conflits d'aménagement de l'Ouest parisien et leurs enjeux géopolitiques.s

    Matthieu Jeanne
    Langage : Français


    Depuis 15 ans, les conflits d'aménagement concernant des équipements sociaux ou sportifs se multiplient dans le Bois de Boulogne et ses abords. Ils opposent des associations de riverains et d'usagers à la Mairie de Paris. Ces conflits occupent désormais une place centrale dans les rivalités d'acteurs pour le contrôle politique du territoire parisien.
          
     
       © Matthieu Jeanne

    Le Paris des Gilets Jaunes : espaces de luttes 

    Gilles Martinet et Véronique Bontemps
    Langage : Français

    Cette sortie propose de parcourir des espaces parisiens des luttes sociales et politiques de ces dernières années, afin d'en comprendre les spécificités et les transformations, notamment celles produites par les Gilets Jaunes. Utilisant le métro, et marchant parfois au pas rapide des "manifs GJ", nous visiterons les Champs Elysées, Saint-Lazare, la place de la République avant de finir place d'Italie. 
    Nous aborderons la reconfiguration des espaces parisiens de la contestation, depuis Nuit Debout jusqu'à aujourd'hui, en nous concentrant sur l'expérience des Gilets Jaunes, qui ont investi les lieux de pouvoir, inventant de nouvelles tactiques de lutte face à des stratégies policières inédites.


       © Photo 24 novembre 2018, Serge D'ignazio


    Créteil : un projet de centralité en banlieue 

    Sophie Blanchard et Claire Hancock
    Langue : Anglais

    La ville de Créteil est l'un des "nouveaux centres" de la banlieue parisienne planifiés dans les années 1960 afin de décentraliser la prise de décision politique et de limiter la dépendance de la banlieue vis-à-vis du centre de Paris. Un plan urbanistique très ambitieux a été déployé dans une zone relativement défavorisée, avec une signature visuelle frappante et de grands espoirs pour une nouvelle centralité. Cette visite de Créteil comprend les charmants bords du lac, des lotissements audacieux et de grands repères publics.


       © Photos lac de Créteil, Sophie Blanchard, 2018


    Ville nu-pied, ville lente ?
    Ciudad descalza, ciudad lenta?

     
    Jérôme Monnet
    Langue : Anglais, français et espagnol

    L’importance accordée à la vue encourage la vitesse, tout comme la vélocité exige de se concentrer sur la vision. Il s’agit de rompre cette boucle de rétro-alimentation et sa domination tant sur la perception et la pratique que sur la conception et l’aménagement des villes. L’activité proposée cherche à faire une place à la proprioception, au toucher, à l’odorat et à l’ouïe pour enrichir l’expérience urbaine grâce à la lenteur du mouvement.
    Durée : 2 heures
    Recommandé : chapeau et eau
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    El énfasis en la visión fomenta la velocidad, al igual que la velocidad requiere una mayor concentración en la visión. Para desafiar este bucle de retroalimentación y su dominio sobre la percepción, la práctica, la concepción y el diseño de la ciudad, exploraremos el entorno urbano a través de un paseo descalzo. Con ello se pretende realzar la importancia de la propiocepción, el tacto, el olfato y el oído para enriquecer la experiencia urbana a través del movimiento lento.
    Duración : 2 horas
    Recomendado : sombrero y agua


             
                 © Photo Jérôme Monnet, 2017


    La nature en ville. Balade au coeur de la vallée de la Bièvre, à Arcueil et Cachan 

    Langage : Français et anglais

    Un petit guide en ligne sur le site Internet de l’UGI, à télécharger, vous invitera à découvrir les différentes formes que la nature peut prendre dans la ville. Il propose un itinéraire sous forme d’une promenade urbaine sensible d’une heure et demie environ dans la vallée de la Bièvre, avec pour point de départ la future gare du Grand Paris Express Arcueil-Cachan. Des parcs municipaux aux promenades plantées, en passant par des jardins partagés, découvrez les différentes acceptions de la nature en ville. La Vallée de la Bièvre située dans la banlieue sud de Paris, possède en effet un paysage caractéristique modelé par sa fonction historique au service de la capitale. Habitat ouvrier et bâti pavillonnaire, ouvrage d’arts, et friches industrielles, sont les témoins d’un passé riche et forment la signature paysagère d’un territoire entre ville et nature.


              

    Potagers urbains à Versailles - Transformations agroécologiques et projet de paysage :
    temps et espace d’une transition désirée. 

    Sophie Bonin, Ecole Nationale Supérieure de Paysage de Versailles

    La dernière « révolution agricole » de la mécanisation-motorisation et chimisation s’est faite par recherche d’autonomie par rapport au terrain (sol, climat, limites), et même vis-à-vis du territoire (déconnexion avec les marchés locaux en amont et en aval). Cela a amené à la fois la spécialisation des régions, et une simplification des paysages. On peut considérer que l’agroécologie a pour objectif de recréer des relations à la fois avec les caractères du paysage car les structures paysagères sont intégratives des relations sols-climat-eau mais aussi de l'histoire des relations humains/non humains construites au fil du temps par les usages sociaux, et avec les dynamiques territoriales à travers la reconnexion aux marchés locaux, en amont et en aval de l'activité agricole.  Ainsi, et c’est une règle générale, les pratiques agroécologiques sont étroitement liées à une prise en compte du paysage, et en même temps produisent un paysage plus complexe, même si ce double mouvement n’est pas toujours intégré dans les projets. Parmi les transformations en cours, qui d’alternatives se généralisent, on peut citer l’agroforesterie, l’agriculture de conservation, la permaculture, les techniques culturales simplifiées, les infrastructures vivantes diversifiés (haies, bandes enherbées et/ou fleuries), l’irrigation économe, mais aussi les mouvements de l’agriculture urbaine, et le développement des circuits courts qui ont aussi des effets spatiaux. Tous renvoient à des problématiques de transformation et d’organisation de l’espace, à différentes échelles, mais c’est l’imbrication des différentes temporalités en jeu qui sera le fil directeur de cette visite.
    La transition écologique des systèmes agricoles a besoin d'intégrer les dimensions spatiales des transformations, selon des temporalités différentes, et de plus en plus complexes : 

    - la temporalité du système d’exploitation agricole, 
    - celle du projet alimentaire urbain et de l’organisation des acteurs
    - celle de la demande urbaine qui permet et fait pression pour des changements de pratiques agricoles : demande alimentaire mais aussi demande esthétique, de rapport à la terre et au vivant
    - celle des agroécosystèmes, de leur adaptation et de leur réaction à des changements globaux qui se raisonnent selon un pas de temps plus long encore. 

    Les deux sites proposés sont des jardins fruitiers et potagers installés en ville, l’un à la fin du XVIIe siècle, l’autre en 2021. Tous les deux sont aujourd’hui gérés selon des principes agroécologiques forts, expérimentaux ou au contraire retrouvés dans le riche passé horticole, ou sur des théorisations de plus en plus éprouvées (permaculture). Leurs fonctions de production, de conservation et de formation ou de sensibilisation peuvent être considérés assez similaires, leur questionnement sur l’accueil du public également, mais leurs modèles économiques, y compris au sens de leur gestion patrimoniale, sont bien différents. Comment la transition agroécologique s’opère-t-elle sur ces sites ? Quelle conception spatiale a été mise en place pour assurer la multifonctionnalité de cette agriculture ? Comment le renouvellement des préoccupations alimentaires dans nos villes riches influence-t-il les pratiques et l’aménagement de ces espaces ?


              




      © Arnauld Duboys Fresney, École nationale  supérieure de paysage, 2018




       © Potager du roi Sophie Bonin, 2021
  • Inscriptions
    INSIGHT OUTSIDE
    26 Avenue Jean Kuntzmann
    ​38330 Montbonnot-Saint-Martin, France
    Tel : +33 825 595 525 (0,15€/min*)
    Permanence téléphonique du
    lundi au vendredi de 14h00 à 17h00
    Organisateurs

    * prix depuis ligne fixe opérateur historique, une surtaxe peut être appliquée selon les opérateurs, décompte à la seconde au delà des 45 premières secondes.
    Conformément à la loi Informatique et Libertés, vous disposez d'un droit d'accès et de rectification aux données personnelles vous concernant en vous adressant à INSIGHT OUTSIDE 26 avenue Jean Kuntzmann, 38330 Montbonnot-Saint-Martin/ France. Conformément à la loi pour la Confiance dans l'Economie numérique du 21 juin 2004, vous pouvez également vous opposer à l'utilisation de vos coordonnées, en envoyant un simple courrier à l'adresse ci-dessus.
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